Les Franglaises

20/10/2019

Chères lectrices, chers lecteurs,

Une fois n'est pas coutume, nous allons jouer. L'article qui suit est plein d'anecdotes et de sens cachés (voire très bien cachés) sur le spectacle les Franglaises. A vous de les trouver. Certes, celles et ceux qui ont déjà vu le spectacle partent avec un petit avantage. Mais ils n'auront aucune excuse s'ils ne trouvent pas tout. Pour les autres, vous savez ce qui vous reste à faire. Si le cœur vous en dit, vous pourrez m'envoyer un mail avec la liste de vos trouvailles. Celui ou celle qui les trouvera toutes gagnera toute mon estime :-) Attention aux pièges, il n'y a pas forcément un sens caché partout et les fautes sont peut-être voulues. Alors soyez prudents.
Et maintenant, à vous de jouer!
Maria-Nella

Il y a quelques mois quand mon cousin Fred* m'a proposé d'aller voir les Franglaises au théâtre Bobino, je dois dire que mon enthousiasme et ma curiosité étaient relativement modérés. Comme vous le savez déjà, les spectacles musicaux ce n'est pas trop ma tasse de thé.


Bref, en ce samedi après-midi où le soleil fait des zig-a-zig, ha, je me rends au théâtre Bobino sans savoir que j'étais une fille qui veut juste s'amuser. Devant le théâtre, je suis impressionnée par le nombre de spectateurs surexcités et voulant se prendre en photo devant l'affiche. L'atmosphère est électrique et les gens ont la banane à en faire pâlir The King. Avant un spectacle c'est plutôt très bon signe. Nous rentrons dans le théâtre et là, c'est le choc. L'ambiance est loin d'être feutrée. On est plus proche de la cour des miracles que d'une salle d'attente. Les comédiens ont envahi la salle, scène et public compris pour aider les gens à s'installer, les saluer et mettre en place les décors et instruments de musique. Sur scène, entre deux déplacements d'accessoires, certains ont déjà commencé à jouer de tout ce qu'ils avaient sous la main : des cuivres, un violon, des claviers, une basse, une batterie de la marque "Hahaha" et même un pipeau... Fred et moi prenons place dans ce joyeux bazar. Deux rangs devant nous trône une régie avec personne devant... personne... nous permettant de contempler pleinement la scène.


Côté spectacle, les Franglaises, c'est avant tout un jeu participatif. Jonathan, notre monsieur Loyal, donne les premières paroles d'une chanson traduite de l'anglais au français et le public doit en deviner le titre. A la clé, une Fiat Punto**... Si si si, je vous jure c'est un comédien qui l'a dit. Et je peux vous dire que la salle se prenait au jeu. Certains spectateurs étaient même au taquet se voyant déjà repartir au volant d'une belle italienne.

Et des chansons, il y en a eu pléthore... Mais je garderai le secret sur les titres, sinon ça ne serait pas du jeu. Par contre, si vous allez sur mon compte Instagram, vous y trouverez des indices. Dépêchez-vous les stories s'effacent au bout de 24h. Une fois le titre trouvé, les comédiens en chantent la traduction française et je peux vous dire que les mites musicaux anglo-saxons tombent comme des mouches. Même les Beatles (le groupe intouchable pour mon père) passent à la moulinette. On prend alors conscience que les textes de nos chansons françaises ont quand même du sens et on peut se sentir fier de nos Francis Cabrel et autre Florent Pagny.

Pour ce qui est des costumes, on reste dans une ambiance de foire. La troupe a fait fort. Des crinolines bleues côtoient volontiers des paires de santiags, des bouées canard-dinosaure, des chaussettes dans des sandales made in space, des tutus blancs, des pantalons verts, un chapeau bien placé, des coiffures en mode 70's à rendre mes parents nostalgiques, des choucroutes et abat-jour, des robes à paillettes, des costumes trois pièces, un t-shirt jaune à cravate verte, des talons aiguilles... Pour résumer, une pourpre pluie de costumes.


Ce spectacle clownesque s'adresse à tout le monde. Pas besoin d'avoir une culture musicale de dingue, ni même d'être bilingue français-anglais. Car pendant un peu plus d'une heure et demi, la troupe nous emmène dans un monde coloré un peu comme dans les tableaux du Douanier Rousseau. L'humour et l'auto-dérision sont les fers de lance de ce spectacle riche en surprises... pas uniquement musicales. Un feu d'artifice de couleur, de rire et d'effets spéciaux, cascades et ventriloque compris. Bref, un spectacle sur déraille.


Et maintenant, à vous de jouer.
Maria-Nella

* : le prénom a été changé
** : la Fiat Punto était en fait de doux rêves faits de ça, qui suis-je pour ne pas être d'accord? (à vous de deviner le titre).

ECRITURE COLLECTIVE
MISE EN SCÈNE ET DIRECTION ARTISTIQUE : Quentin BOUISSOU
DIRECTION MUSICALE : Philippe LENOBLE & Roxane TERRAMORSI
COSTUMES : Anna RIZZA
PRODUCTION : BLUE LINE PRODUCTIONS
EQUIPE TECHNIQUE : Faustine CADIOU, Philippe FERREIRA, ROMM, Jean-Luc SITRUK, Steven BARRET, Claire DJEMAH, Aude GALLIOU
AVEC (en alternance) : Saliha BALA, Quentin BOUISSOU, Yoni DAHAN, William GARREAU, Stéphane GRIOCHE, Joseph KEMPF, Marsu LACROIX, Philippe LENOBLE, Adrien LE RAY, Dorit OITZINGER, Roxane TERRAMORSI, Daphnée PAPINEAU, Romain PIQUET, Laurent TAIEB, PV NOVA, Fabien DERRIEN, Alan DELMAS, Patrick PATRICK

Théâtre Bobino - 19 octobre 2019

Du 09 octobre 2019 au 1e février 2020

https://www.lesfranglaises.fr/ 

https://bobino.fr/event-pro/les-franglaises/